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ParutionsLe pousseur du RER A pensait « pouvoir vivre sans » ses médicaments

18 décembre 20120
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Ahmed Konkobo est accusé du meurtre d’un homme qu’il a poussé contre un RER en avril 2010. Quelque mois avant, il avait interrompu son traitement contre la schizophrénie. Ahmed Konkobo a commencé à répondre du meurtre d’un homme qu’il a poussé contre un RER en avril 2010, quelque mois après avoir interrompu son traitement contre la schizophrénie car il pensait « pouvoir vivre sans ». Le 2 avril 2010 peu avant 6 heures du matin, Ahmed Konkobo a donné un coup de pied dans le dos de Subramaniam Rasalingam qui attendait sur le quai de la ligne A du RER, à la station « Gare de Lyon » à Paris. Projeté contre la rame d’un train qui entrait en gare, M. Rasalingam, un agent de nettoyage de 51 ans qui partait travailler, était décédé sur place, a rappelé un policier à la barre. « J’avais bu beaucoup d’alcool » Mardi, la cour s’est intéressée à la personnalité du trentenaire au parcours chaotique, qui totalise au moins huit condamnations pour vols ou violences. « Et puis il y a quand même eu vos problèmes de santé, vous avez été hospitalisé ? », cherche à comprendre le président Philippe Jean-Draeher. « J’étais à l’hôpital psychiatrique parce qu’on m’a dit que j’avais fait une chute volontaire ». « Vous ne vous en souvenez pas ? », insiste M. Jean-Draeher. « J’avais bu beaucoup d’alcool ». L’accusé est suivi depuis 2005 pour des problèmes psychiatriques, a été diagnostiqué schizophrène, a fait plusieurs séjours à l’hôpital. Ahmed Konkobo est capable d’expliquer que son traitement consistait en « une injection mensuelle au dispensaire de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) » où il logeait chez sa mère. La défense espère une requalification des faits « Je n’ai pas tout compris mais les médecins me mettaient en garde, me disaient il faut le prendre ». Sauf que début 2010, il interrompt ses soins. « Je voulais arrêter parce que je me disais que je pouvais vivre sans », a-t-il expliqué à la barre. A l’enquêteur de personnalité pendant l’instruction, il avait confié avoir voulu « montrer qu’il était normal ». Dix jours avant le drame, sa mère avait demandé au psychiatre qui suivait son fils de l’interner. Le médecin avait refusé l’hospitalisation. Il sera entendu mercredi matin. Mardi en fin de journée, la cour auditionnera les experts psychiatriques qui avaient examiné M. Konkobo pendant l’instruction et conclu à une « altération » de son discernement, mais pas à une « abolition » qui aurait entraîné son irresponsabilité pénale. Poursuivi pour homicide volontaire, Ahmed Konkobo encourt 30 ans de réclusion criminelle. Sa défense espère obtenir une requalification des faits, estimant que l’accusé n’avait pas l’intention de tuer. Les réquisitions sont attendues jeudi matin et le verdict en fin de journée.

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