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ParutionsLes deux visages des amants diaboliques

19 janvier 20110
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SAINT-MARTIN-D’ABLOIS (Marne). Il fallait que les amants soient machiavéliques pour fomenter un projet aussi effroyable. Il a fallu qu’ils soient démoniaques pour partager le secret d’un meurtre aussi terrifiant. Enquête pour comprendre l’alchimie qui a fait de Sylvain Dromard et de Murielle Bonin des amants diaboliques. UN projet machiavélique. Un meurtre abominable. Un sang-froid hors du commun. Des faux-semblants à glacer le sang. Et des amants qui restent unis dans leurs dénégations jusqu’à la toute dernière heure de garde à vue. Jusqu’à ce que Murielle Bonin livre seule l’incroyable secret qu’elle partage depuis plus de quatre mois avec Sylvain Dromard, son amant. C’est sans doute dans le parcours et les multiples facettes de la personnalité des amants diaboliques qu’il faut chercher pour comprendre comment pareille alchimie a pu se produire. Côté face, Murielle Bonin, 46 ans, se présente comme une femme intelligente, affable, serviable, douce et coquette. C’est ainsi qu’elle fait l’unanimité dans son parcours professionnel de secrétaire. Sérieuse et organisée, elle donne entière satisfaction au gré des postes qu’elle occupe. Pour preuve, elle venait d’être débauchée par un de ses ex-patrons soucieux de réengager cette employée modèle. Toujours pimpante et tirée à quatre épingles, elle soigne les détails, soucieuse de préserver cette image de respectabilité qui lui colle à la peau. « Mais elle est aussi prête à tout pour protéger son image », tempère un proche. Y compris à prendre des libertés avec la vérité. « Une raclée par jalousie » C’est ainsi par exemple qu’elle soutient mordicus que sa rupture d’avec son ex-mari en 2008 est de son fait à lui. Après plus de dix ans de mariage et bien davantage de vie commune, elle aurait découvert qu’il la trompait. Mensonge éhonté, jurent des proches. C’est tout le contraire même, puisque le gentleman en question découvre qu’elle entretient une liaison avec Sylvain Dromard. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle est prise « la main dans le sac ». « De ce côté-là, ils se sont bien trouvés avec Dromard », commente un témoin. Leur vie ? Des doubles vies criblées de secrets d’alcôves, de mensonges et de rendez-vous discrets. Côté face aussi, Sylvain Dromard donne l’image d’un bon vivant et surtout d’un bon père de famille. Ses frasques ? Il les colmate tant bien que mal aux yeux de son épouse. Une épouse qui cherche à préserver l’essentiel : sa petite famille et une vie matérielle bien ordonnée. Ce qui n’empêche pas l’artisan de se montrer possessif voire très jaloux avec elle. Mais aussi avec Murielle Bonin, sa maîtresse. « Elle m’a dit qu’il lui avait mis une raclée par jalousie à deux reprises. Par exemple, à l’occasion de son anniversaire, il imaginait qu’elle voyait quelqu’un d’autre », relate un proche. Mais elle lui pardonnait. « Un sortilège de magie noire » « Elle n’est pas méchante », témoignent des proches. Selon eux, la violence physique n’est pas dans son registre. Elle est par contre tout à fait capable de proférer de sérieuses menaces, comme ce fut le cas avec Laurence Dromard en avril dernier. Après que la coiffeuse fut venue la corriger à son domicile de Saint-Imoges. « Ce n’est pas le genre à faire des concessions. Quand elle a décidé quelque chose comme de faire du mal, elle est capable de franchir le pas », raconte cet autre. Un exemple ? Par le passé, alors qu’elle était en conflit ouvert avec des intimes, Murielle Bonin décide de se venger. « Elle est entrée en contact avec un marabout d’une Zup d’Epernay pour leur jeter un sortilège de magie noire. Elle est même allée jusqu’à enterrer un truc sous leur balcon pour leur transmettre un mal. » Peut-être le prolongement de ce style « gothique » qu’elle affectionnait jusqu’au bout des ongles dans sa jeunesse. Côté pile, au-delà de sages apparences, les amants ont aussi en commun l’art de pimenter leur existence. Elle aime les hommes, la fantaisie et faire la fête. « Il faut ça bouge autour d’elle. » C’est ainsi que pour Sylvain Dromard, elle sacrifie son ménage à la grande surprise de son entourage. Fini les voyages au bout du monde – aux Antilles, au Sri Lanka, au Mexique, ou encore dans les pays du Maghreb -, fini la vie de château dans sa belle demeure. « Elle a lâché la poule aux œufs d’or pour un des appartements de Sylvain Dromard », raconte un proche. Un homme marié dont la femme refuse de divorcer. Une épouse qui lui demande des comptes, la suit à la trace et finit par l’agresser. Un amant jaloux qui lève la main sur elle. Que fait Murielle Bonin en retour ? Elle reste, se console dans les bras du menuisier et envoie des SMS vengeurs à la femme. Confidence et trahison Et puis, il y a la programmation du crime dans toute son horreur. Avec, si l’on en croit les aveux bien tardifs de Murielle Bonin, l’assassinat de la coiffeuse bafouée et menacée par le mari. Murielle qui savait, mais n’a rien dit et Sylvain Dromard, qui serait le cerveau et le bras armé du crime. L’arme ? Une batte de base-ball, celle achetée par Murielle Bonin pour se protéger de la victime et qui s’abat à toute volée sur la tête de la malheureuse, ce funeste 15 juillet. Du sang partout dans l’entrée. Puis Sylvain Dromard qui part propre comme un sou neuf et avec sang-froid en clientèle pour se forger un alibi, avant de revenir une heure après et de pleurer sur le corps inerte de son épouse. Murielle Bonin savait, mais n’a pas participé au carnage. C’est ce qu’elle dit. Mais elle a jeté son téléphone portable dans l’eau et a racheté une batte neuve pour remplacer celle que son amant aurait brûlée. Elle a aussi tenté de se forger un alibi en trahissant une bonne amie. « Celle-ci devait dire que Murielle avait dîné chez elle le soir du crime. » Elle tremblait et était au bord des larmes en demandant à un autre de faire le ménage sur son ordinateur. « Elle était angoissée à cause du meurtre de la coiffeuse… » Murielle aurait-elle eu peur de son amant ? En tout cas, elle a continué à se confier à lui sur l’oreiller après le crime. Dans des hôtels de la région pour d’évidentes raisons de discrétion, mais aussi dans sa maison de location à Saint-Imoges. Devant les gendarmes enfin, Murielle Bonin a gardé son secret pendant 47 heures, en dépit des éléments à charge et d’un questionnaire des plus serrés. Et surtout de cette confidence choc rapportée par un proche à qui elle avait avoué : « Sylvain Dromard a tué sa femme à coups de batte de base-ball ». Diabolique, non ?

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