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ParutionsLes errances tragiques du mari de la coiffeuse

19 janvier 20110
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Quatre mois après le meurtre de Laurence Dromard, coiffeuse sans histoire, son mari a été mis en examen pour assassinat. Murielle, la maîtresse de Sylvain, est soupçonnée d’être sa complice. Quatre mois que la jolie maison blanche de la rue Julien-Ducos, au bout d’une impasse, gardait le secret d’un terrible assassinat. Quatre mois que les gendarmes de la section de recherches de Reims cherchaient qui avait pu, le 15 juillet dernier entre 19 h 30 et 22 heures, défoncer le crâne de Laurence Dromard, la coiffeuse du salon voisin, pour un modeste butin. Quatre mois que le village de Saint-Martin-d’Ablois, à quelques kilomètres d’Epernay (Marne), bruissait de rumeurs pleines de malaise, d’hypothèses gênées faisant intervenir un rôdeur ultraviolent, un cambrioleur surpris en plein larcin, un toxicomane en manque de drogue. En mettant finalement en examen pour « assassinat » Sylvain Dromard, le mari de la coiffeuse, et Murielle Bonin, la maîtresse supposée de ce dernier, pour « complicité d’assassinat », les enquêteurs ont frappé jeudi dernier un grand coup dans une fourmilière de spéculations. « Gros bosseur », « coureur de jupons » Rappel des faits. Jeudi 15 juillet, Sylvain Dromard, un artisan menuisier-plâtrier de 52 ans, rentre d’un rendez-vous professionnel chez un client. Il découvre le corps de son épouse, mourante, baignant dans son sang près de l’entrée principale de leur maison. Vers 22 h 10, il joint les secours qui tentent, en vain, de garder Laurence en vie. Les issues de la maison ne présentent aucune trace d’effraction. Le butin, lui, est relativement faible : ne manque qu’une enveloppe contenant de l’argent liquide, destiné aux vacances de la famille sur la Côte basque, prévues le lendemain. Les voisins, eux, n’ont rien remarqué d’inhabituel. L’une d’entre elles a même échangé quelques mots avec Laurence, la victime, aux environs de 19 h 30. Rien d’autre, ni passant suspect, ni bruit particulier. Le mari de Laurence rentre, lui, les voisins s’en souviennent, vers 22 heures, parcourant comme à son habitude à vive allure le chemin qui mène à sa maison à bord de son petit utilitaire. En apparence, rien de suspect chez cet homme, qui dispose d’un alibi professionnel dans le créneau horaire du crime. De mémoire de villageois, rien ne pouvait laisser supposer une quelconque volonté de violence à l’égard de Laurence Dromard, 43 ans, la « charmante » coiffeuse du village, habituée de la maison de retraite voisine où elle coupe les cheveux des pensionnaires. De même, pas de souvenir d’un problème avec Sylvain Dromard. Certes, les témoins peuvent le décrire comme un homme de « fort caractère », mais rien de surprenant chez ce « gros bosseur ». Si d’autres se risquent à parler d’un « coureur de jupons », ils se referment rapidement, refusant d’y voir un motif sérieux à l’atroce drame qui a eu lieu. Une épouse devenue gênante… Et pourtant. Les gendarmes, surveillant discrètement l’entourage de la coiffeuse assassinée, ont pu mettre à jour plusieurs faits troublants. Notamment la relation adultérine qui liait Sylvain Dromard à Murielle Bonin, 46 ans. Loin d’une aventure passagère, ils découvrent une relation passionnelle qui durait depuis plusieurs années. Selon les journalistes du quotidien L’Union, la secrétaire avait même divorcé, en 2008, à cause de cette liaison, née alors qu’elle travaillait dans un magasin de matériaux proche d’Epernay que fréquentait Sylvain Dromard. Au courant de ces escapades amoureuses, la coiffeuse toujours pimpante était allée, pour regagner son époux et éviter le divorce, jusqu’à agresser Murielle Bonin en avril dernier, provoquant une interruption de travail de sept jours et une plainte à l’encontre de Laurence. Si, aujourd’hui, Sylvain Dromard n’a rien avoué, Murielle Bonin aurait déclaré avoir été au courant du projet d’assassinat, conçu en concertation avec Sylvain. C’est de plus elle qui aurait selon sa déposition fourni l’arme du crime, une batte de base-ball. Les gendarmes ont par ailleurs pu déterminer que Murielle s’est débarrassée d’un téléphone portable utilisé pour des échanges de SMS incendiaires avec Laurence Dromard, et qu’elle aurait « nettoyé » son ordinateur. C’est là que s’arrêterait, selon elle, sa responsabilité dans le crime. Que penser alors des traces organiques trouvées dans sa voiture ? Aurait-elle aidé Sylvain à se débarrasser de l’arme du crime, de vêtements ensanglantés ? Pour la famille de Laurence Dromard, en charge désormais des deux filles de 14 et 19 ans du couple, l’heure n’est pas à la compréhension. Sa mère, au téléphone, crie sa « colère » : « Pour moi, elle ne porte plus le nom Dromard. Rien ne fera revenir ma fille. Tout ça pour une histoire de cul… « 

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