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ParutionsMaître Pierre LUMBROSO défend l’un des complices de l’Evasion de Monsieur BEN FAIZA

20 octobre 20150
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LA BELLE – Le trafiquant, détenu à Villepinte, a été « exfiltré » par un commando armé lors d’une opération parfaitement huilée mercredi, à la sortie de l’hôpital de Saint-Denis. COMMANDO. C’est une opération commando, parfaitement maîtrisée, dont les protagonistes semblaient particulièrement bien préparés. Mercredi, à la sortie de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, cinq hommes armés sont venus « arracher » un détenu de la maison d’arrêt de Villepinte à la faveur d’un examen médical. L’homme n’est pourtant pas un prisonnier lambda : Ouaihid Ben Faiza, condamné à 8 ans de prison en 2012 pour trafic de drogue et association de malfaiteurs, est considéré comme un des « patrons » du trafic de cannabis à La Courneuve. Les malfaiteurs s’étaient grimés en peintres en bâtiments, habillés en combinaisons blanches, afin de passer inaperçus sur le parking de l’établissement de santé. Une question subsiste au lendemain de ce « coup » : comment ont-ils été prévenus de ce transfert à l’hôpital, opération sensée resté secrète ? Un détenu trop bien informé. Selon la procédure, Ouaihid Ben Faïza aurait dû être le dernier à savoir qu’il avait un rendez-vous à l’hôpital. C’est la norme : les détenus sont systématiquement informés de ces rendez-vous à la dernière minute, le jour même, afin justement de prévenir toute tentative d’évasion. Sauf que mercredi matin, c’est le détenu lui-même, en se rendant à la salle de sport de la prison, qui a appris aux surveillants qu’il était attendu à Saint Denis. Les gardiens de son bâtiment n’avaient pas eux-mêmes pas été mis au courant. Où se trouve la fuite ? Les enquêteurs se demandent donc qui a bien pu informer Ben Faïza. L’homme a-t-il un complice au sein de l’administration pénitentiaire? Ou au sein du service médical de la prison? Ou encore à l’hôpital Delafontaine? Un hôpital qui se trouve d’ailleurs quasiment collé à La Courneuve. Là ville où son clan familial tiendrait une partie du trafic de cannabis. « C’est comme si on l’avait ramené à la maison », enrage un surveillant syndicaliste de la prison. Trois surveillants sans armes. Lors de son transfert, Ouaihid Ben Faïza était encadré par trois surveillants. Des agents qui n’étaient pas armés, un détail qui peut sembler aberrant quant au pedigree de leur passager du jour. Mais depuis qu’il est incarcéré, l’homme est un détenu sans problème, le genre de prisonnier qui ne nécessite pas, en théorie, d’escorte particulière. A la maison d’arrêt de Villepinte depuis trois ans, Ouaihid Ben Faïza n’a pas eu un mot plus haut que l’autre et a fait preuve d’une conduite exemplaire et travaillait. Autant d’éléments qui lui ont permis de perdre son statut de détenu particulièrement surveillé et se retrouver mardi transféré sans renfort de police : l’occasion rêvée pour évasion parfaitement maîtrisée.

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