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ParutionsMaître Pierre LUMBROSO défendra Sébastien CHANTEREAU jusqu’au bout.

20 septembre 20160
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Sébastien Chantereau et Sophie Richard avaient tenté de faire passer l’assassinat du mari de celle-ci pour un cambriolage qui avait mal tourné. Durant les deux jours du procès, les deux amants se sont rejeté la responsabilité du crime. Ils avaient tenté de faire passer l’assassinat à coups de pioche du mari, militaire, pour un cambriolage ayant mal tourné: Sébastien Chantereau et Sophie Richard, les deux «amants diaboliques», ont été condamnés à trente ans de réclusion ce mercredi par la cour d’assises de la Marne. A l’énoncé du verdict, conforme au réquisitoire de l’avocate générale, la famille de l’accusé pousse des cris et quitte la salle d’audience en pleurs. Sébastien Chantereau «n’a eu aucune réaction car il n’a pas pris conscience de la peine à laquelle il a été condamné. Il lui semble que sa responsabilité est moins importante que celle de Sophie Richard», explique Me Pierre Lumbroso, avocat de l’accusé, annonçant que son client ferait appel. Les ex-amants avaient reconnu avoir organisé, puis mis à exécution le 24 janvier 2014, l’assassinat du mari de la co-accusée, Julien Thévenet, 24 ans. Ce militaire à la base aérienne 113 de Saint-Dizier (Haute-Marne) a été tué de sept coups de pioche dans le garage du pavillon familial, à Somme-Suippe, un village d’environ 500 âmes près de Châlons-en-Champagne. Durant l’après-midi, les deux accusés avaient écouté sans ciller l’avocate générale, Delphine Moncuit, livrer son réquisitoire durant une heure et demie, autour d’une «complémentarité dans l’acte», convaincue «depuis le premier jour» qu’ils ont «la même part de responsabilité dans ce pacte criminel». Tentatives d’explications «C’est la parole de l’un contre la parole de l’autre, on est dans un huis clos où eux seuls savent ce que chacun a fait», regrette-t-elle, même si «la version de Sébastien Chantereau est corroborée par les investigations techniques faites dans ce dossier alors que les déclarations de Sophie Richard sont peu crédibles». Sa charge envers la complice, «incapable de dire la vérité» selon l’avocate de la partie civile, décrite comme «égocentrique» et «avare» par les experts, est sévère: «Elle ment! Elle était là, elle a mis en marche le processus d’exécution de son époux. Elle est maître des événements qui se passent ce jour-là.» Les tentatives d’explications de l’accusée n’ont jamais paru sincères. Mardi, elle était revenue sur ses déclarations en garde à vue, admettant avoir «menti» et essayant de minimiser son rôle par le fait qu’elle n’a pas «réfléchi» à ses actes. «Sébastien n’a été qu’une arme par destination», a plaidé Me Lumbroso, qui a défendu son client «victime d’un syndrome abandonnique» dû à une «défaillance paternelle» et une «faille narcissique». «C’est un meurtrier, pas un monstre», avance-t-il pour demander aux jurés de prendre une décision correspondant à «la réalité». «La sorcière», selon le terme qu’il emploie, aurait donc influencé l’accusé, surnommé «Satan» au lycée, pour une histoire d’argent, qu’elle espérait toucher des assurances à hauteur d’environ 200.000 euros après la mort de son époux. «Elle planifie, il exécute» Ce schéma qui place les accusés sur un pied d’égalité est balayé par Me Guillaume Bert, avocat de Mme Richard, rappelant que sa cliente n’est pas une meurtrière: «Je vous demande de rééquilibrer le plateau de la balance, ce n’est pas elle qui a porté les coups.» «Elle planifie, il exécute», résume pourtant l’avocate générale, persuadée que «sans la rencontre avec Sophie Richard, Sébastien Chantereau n’aurait jamais eu l’intention de tuer Julien Thévenet». Mme Moncuit avait aussi requis le retrait de l’autorité parentale de Sophie Richard sur sa fille âgée d’à peine deux ans à l’époque des faits et qui se trouvait dans sa chambre quand, de l’autre côté de la cloison, sa mère demandait à Chantereau s’il avait «bientôt fini» son forfait. Dans le même temps, elle donnait aussi le bain à son autre enfant, un garçon de 5 ans, né d’une autre union. Mme Richard s’est aussi vu infliger le retrait total de son autorité parentale sur sa fille. Une décision qui a satisfait le père de la victime, Jean-Luc Thévenet. «Le plus important était de mettre Aurélie (sa petite-fille, ndlr) à l’abri. Tant qu’elle (la mère) sera sous les verrous on sera tranquille, quand elle sortira on tremblera», a-t-il dit aux journalistes.

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