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ParutionsTrafiquant de père en fille

10 juillet 20110
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Arrêtée au Portugal, une Française de 35 ans avait succédé à son père à la tête d’une organisation transatlantique d’importation de cocaïne. Jacques Carrette a échappé aux policiers. Le 2 juin dernier, ce Parisien né en 1953 dans le 18e arrondissement a perdu le contrôle de sa grosse cylindrée sur l’autoroute A22, dans le sud du Portugal. Un accident mortel consécutif à un accident vasculaire cérébral. Les archives policières françaises n’ont gardé en mémoire, le concernant, qu’une série de délits mineurs (vols, escroqueries…) commis dans la capitale dans les années 1980. Elles auraient dû s’enrichir d’un chapitre autrement plus important: trafic international de drogue… Après avoir bourlingué des années durant en Amérique du Sud, dans le nord du Brésil notamment, Jacques Carrette habitait depuis peu une belle villa blanche avec piscine à Faro dans l’Algarve, au Portugal. La villa Montenegro avait été payée comptant il y a quelques mois – le temps de réaliser de somptueux travaux – par ce « commerçant » français et sa fille Julie, une brunette de 35 ans. C’est donc elle, ainsi qu’un homme de 45 ans originaire d’Ajaccio, que les policiers portugais ont arrêtés fin juin. Quelques heures plus tôt, un voilier, le Bebop, avait été arraisonné au large de la Martinique avec à son bord 870 kg de cocaïne, soit, au prix de gros, l’équivalent de plus de 26millions d’euros… Pour parvenir à ce coup de filet, il faut remonter à 2008 et à une autre saisie en mer, toujours dans les Antilles, au large de l’île de Saint-Martin, cette fois par les services néerlandais: une demi-tonne de cocaïne était alors découverte sur un voilier convoyé par un Français. Les informations alors recueillies, parmi lesquelles le nom de Carrette, ont été soigneusement conservées. Jusqu’à ce jour de mai 2010 où un autre voilier battant pavillon français, le Bebop, se fait remarquer en Martinique. Son port d’attache? La marina de Portimão, dans le Sud portugais, où est installée la fille Carrette. Au prochain voyage, les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), qui sollicitent la collaboration de leurs collègues espagnols, anglais, brésiliens, américains et bien sûr portugais, comptent bien ne pas le manquer… Un demi-million d’euros en espèces saisi Écoutes, surveillance… Les enquêteurs s’intéressent de près à ce drôle de couple père-fille : Jacques, qui multiplie les déplacements, surtout au Venezuela, mais aussi Julie, qui semble jouer un rôle complémentaire dans l’organisation. Car chez les Carrette, on trafique en famille. « En général, les enfants de voyous ont tendance a fuir le milieu de leur père. Des fils peuvent reprendre le flambeau, mais des filles, c’est rarissime », constate un policier spécialisé. Selon la presse portugaise, les Carrette étaient en cheville avec la mafia marseillaise. Une information non confirmée par les enquêteurs français, qui soupçonnent cette équipe, spécialisée dans le transport maritime, d’avoir organisé au moins un voyage chaque année depuis huit ans. En plus du Bebop, elle disposait au Portugal d’un bateau semi-rigide pour transborder discrètement la cocaïne à quelques milles des côtes portugaises, avant que le voilier ne vienne s’amarrer à Portimão. Un port que le bateau suspect, sous l’oeil attentif de la PJ portugaise, avait quitté fin mai à destination de la zone Caraïbes pour ce qui sera son dernier « narco-voyage » transatlantique. L’enquête de l’Office des stups, sous l’égide du juge Thierry Rolland pour la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Fort-de- France, se poursuit pour remonter jusqu’aux commanditaires des livraisons de cocaïne assurées par les Carrette père et fille ; un mystérieux ressortissant serbe a été arrêté lors du coup de filet au Portugal. Autre objectif : identifier le patrimoine accumulé par la famille au fil des ans. Dans la villa de Faro, les policiers portugais ont déjà saisi, en plus d’une collection d’armes et d’un matériel d’écoute perfectionné, cinq véhicules, une soixantaine de montres de luxe et l’équivalent d’un demi-million d’euros en espèces, avec des coupures en euros et en dollars…

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